Biodiversité | Fédération des Parcs naturels régionaux de France
Biodiversité - © Crédits G. Chorgnon PNR Pilat-Pulsatille
Biodiversité

Biodiversité

Les Parcs, territoires de biodiversité

(c) PNR Queyras

Les 56 territoires labellisés Parcs naturels régionaux abritent de nombreuses espèces végétales et animales. L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) mentionne plus de 36 000 espèces différentes présentes dans au moins un Parc, sur un total d’environ 183 000 espèces présentes en France, en Métropole ou dans les Outre-mer (UMS PatriNat, mai 2019).

Parmi les espèces emblématiques présentes dans les Parcs, on peut noter : Bouquetin des Alpes, Grue cendrée, Flamant rose, Arnica des montagnes, Grand tétras, Aigle de Bonelli, Lis martagon, Phoque veau marin, Tortue luth…

700 espèces observées au moins une fois sur un territoire de Parc sont considérées comme endémiques (présentes exclusivement dans une région géographique délimitée), sur les 3 760 espèces endémiques observées au moins une fois en France (UMS PatriNat, mai 2019).

Cette richesse du patrimoine naturel des territoires de Parcs est reflétée par l’importance des surfaces d’aires protégées au sein de ces territoires, qui abritent ainsi : 

  • 26% de la surface française terrestre du réseau Natura 2000. 21% de la surface totale des PNR sont couverts par le réseau Natura 2000. En comparaison, la surface terrestre nationale concernée est de 13% (UMS PatriNat, juillet 2020) ; 
  • 121 des 350 réserves naturelles françaises : 56 réserves naturelles nationales, 63 réserves naturelles régionales et 2 réserves naturelles de Corse. 29 PNR gèrent ou co-gèrent 47 réserves naturelles (RNF, juin 2020) ; 
  • 36% (en surface) des terrains du Conservatoire du littoral (Conservatoire du Littoral, juillet 2020) ; 
  • 45 % (en surface) des réserves biologiques forestières de France métropolitaine. Pour les Outre-mer : 8 %* (ONF, août 2020) ; 
  • 5 des 8 réserves nationales de chasse et de faune sauvage (ONCFS, décembre 2019) ; 
  • en tout ou partie 22 des 50 sites français reconnus internationalement par la convention de Ramsar pour la conservation des zones humides (Ramsar France, août 2020).

Cette biodiversité « remarquable » ne doit pas occulter l’importance de la biodiversité associée aux paysages du quotidien, qui joue un rôle essentiel pour le bon fonctionnement des écosystèmes.

Au niveau mondial comme au niveau national, la biodiversité connaît actuellement une crise, liée aux conséquences des activités humaines : diminution de la diversité génétique, disparition d’espèces et diminution de la surface de milieux naturels. Or la biodiversité est « l’assurance-vie de l’humanité » du fait des nombreuses services qu’elle rend gratuitement à l’homme. L’enjeu, pour la survie de l’humanité, est d’enrayer cette perte de biodiversité.

Modes d'action 

Les actions des Parcs naturels régionaux en faveur du patrimoine naturel s’articulent autour de 4 fondements : connaître, protéger, gérer et valoriser ce patrimoine.

Les Parcs contribuent de manière importante à la connaissance sur la biodiversité. Ainsi, près de 12 millions de données d'observations naturalistes contenues dans l'INPN concernent les territoires de Parcs, sur un total d’environ 50 millions de données pour l’ensemble du territoire français (UMS PatriNat, mai 2019).

Les Parcs jouent un rôle majeur dans la mise en place des politiques publiques « biodiversité » : réseau Natura 2000, Trame verte et bleue, Atlas de la biodiversité (inter)communale…

Ils mettent plus largement en œuvre une grande diversité de projets, à travers des partenariats et des acteurs locaux impliqués en faveur de la biodiversité sur les territoires : collectivités territoriales, agriculteurs, forestiers, associations, conservatoires, laboratoires de recherche, entreprises…

La spécificité des Parcs dans leur approche de la biodiversité réside dans la transversalité dont ils font preuve, en intégrant l’enjeu de biodiversité dans les politiques sectorielles, qu’elles soient agricoles, forestières, énergétiques, urbanistiques, touristiques, de développement local, de gestion de l’eau, de gestion des risques naturels, d’adaptation aux effets du changement climatique, etc.

Les Parcs agissent en réduisant les pressions qui s’exercent sur la biodiversité : 

  • ils limitent l’artificialisation des sols : le taux d’artificialisation, qui mesure l’extension des surfaces bâties (logements, équipements, routes...), est de + 0,57 % dans les Parcs entre 1990 et 2012, contre + 1,06 % pour la France entière ** ; 
  • ils agissent sur les différentes pollutions. Ainsi, les masses d’eau dont l’état écologique est considéré comme bon à très bon représentent 48 % de la superficie des Parcs contre seulement 32 % pour la France entière **. Lors de la campagne 2009-2010, 62 % de la surface agricole utile (SAU) des Parcs n’avait reçu aucun traitement phytosanitaire contre 40 % pour la France entière***.

Actions inter-réseau

  •  Concours général agricole des prairies fleuries :  créé en 2010 ce concours récompense l'équilibre agriécologique obtenu par les éleveurs sur leurs prairies. L'objectif du concours est de valoriser les prairies ayant le meilleur équilibre agri­écologique.
  •  Mission inter-réseaux Natura 2000 et territoires : la démarche Natura 2000 repose en partie sur l’animation des territoires : l’implication des élus et parties prenantes est en effet essentielle pour faire émerger des actions concrètes de gestion favorables aux habitats et espèces d'intérêt communautaire présents dans les sites Natura 2000.  La mobilisation d’un tel réseau d’acteurs nécessite cependant une animation soutenue et continue au sein des territoires. C’est pourquoi la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels, Réserves Naturelles de France et la Fédération des parcs naturels régionaux de France se sont associés pour développer une initiative conjointe visant à renforcer et soutenir les réseaux d’acteurs impliqués dans la mise en œuvre de Natura 2000.  

* ces données concernent les réserves existantes ou en attente d'arrêté après avis favorable du conseil national de la protection de la nature (CNPN). 

**source : « Valeur spécifique de l’action des PNR », 2017. 

*** source  : « Les PNR : chiffres clés », CGDD, 2014. 

Une mare plutôt qu'une citerne incendie

La loi impose aux communes de prévoir des réserves d’eau dans lesquelles il est possible de puiser en cas d’incendie. La création de mares peut être une alternative aux citernes. Le Parc des Caps et Marais d’Opale a étudié les conditions de leur mise en oeuvre.

Une protection concertée pour l’Apron du Rhône

Sur le grand canyon du Verdon, diverses activités humaines menacent l’habitat d’un poisson d’eau douce, l’Apron du Rhône. Le Parc du Verdon se positionne en médiateur. Les acteurs co-construisent leur réglementation (arrêté préfectoral de protection de biotope).

La météo des oiseaux, sensibilisation 2.0

Le Parc de la Narbonnaise en Méditerranée a créé, avec un amateur de sports de glisse, un outil visant à informer les usagers du littoral, chaque semaine, de la sensibilité des sites de pratique, par rapport à la présence d’oiseaux menacés du littoral.

Actions en faveur des chauves-souris (Grands prix Natura 2000 édition 2019)

Petit rhinolophe - PNR Baronnies provencales

Le Parc des Causses du Quercy a été récompensé pour le programme éducatif « Drôles de chauve-souris » avec les scolaires. Le Parc des Monts d’Ardèche, quant à lui, a reçu un prix pour une vaste étude sur l’amélioration des connaissances sur les chauves-souris de trois sites Natura 2000 d’Ardèche.

De la myrtille au Grand tétras, une approche intégrée

Le Parc des monts d'Ardèche voulait à la fois soutenir la production emblématique de la myrtille et préserver le milieu fragile associé de landes. La solution ? Une approche intégrée autour de l'espèce emblématique du Grand tétras.

Gérer le public sur l'estran

Le Parc d’Armorique est sollicité régulièrement par les organisateurs de manifestations sportives. Transformer la contrainte de l'étude d'impact en atout pour l'événement, c'est possible.
Même quand des milliers de personnes se retrouvent sur le littoral pour des manifestations sportives ou nautiques.

Négocier pour préserver la ressource

Dans les Vosges, se trouve un site prisé de cueillette de l'arnica. 150 ha de prairies pâturées convoitées par les laboratoires pharmaceutiques. Le Parc des Ballons des Vosges est parvenu à concilier les intérêts des différents acteurs pour protéger cette plante indicatrice d’un bon état de conservation.

Améliorer la perméabilité des clôtures

Par sa situation géographique, le Parc Oise - Pays de France contribue au continuum écologique entre les espaces naturels picards et franciliens. Parmi ses préoccupations : aménager des clôtures perméables à la faune sauvage, en faire accepter et respecter les usages. 

 

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