EnvironnementPsychologieUrbanisme
20 avril 2026

Reconquérir la biodiversité avec les habitants à Crossac et Pontchâteau

Dans le Parc naturel régional de Brière, les étudiants en humanités environnementales (Université de Rennes), psychologie sociale (Université Paris Cité) et architecture (ENSA Nantes) ont travaillé sur des méthodes pour aborder les enjeux de biodiversité avec les habitants dans un contexte de changements des manières d'habiter le territoire.

Description du projet

Le Parc naturel régional de Brière s’engage dans la maîtrise du développement urbain, un sujet majeur pour le territoire compte tenu de l’impact en matière de consommation d’espace et de la perturbation du fonctionnement des écosystèmes. Le Laboratoire “inventer l’urbanisme de demain” est mis en place par le Parc dès 2020 pour développer une gestion intégrée dans les espaces naturels et urbains. Son objectif est de permettre une meilleure prise en compte des enjeux écologiques dans les projets de planification et d’aménagement auprès des communes. Renforcer la “nature en village”, ou plus largement, faire une place au vivant dans les espaces habités, peut être une réponse pour reconquérir la biodiversité, garantir un cadre de vie de qualité et favoriser la résilience du territoire face aux changements climatiques.

Néanmoins le Parc de Brière connaît des évolutions significatives : c’est une région attractive pour les nouveaux arrivants, où les capacités d’accueil font face à des espaces d’intérêt écologique à préserver, une artificialisation des sols à limiter, et donc des coeurs urbains qui se densifient et rebattent les cartes des manières d’habiter le territoire. D’autre part, l’accompagnement auprès des élus sur l’évolution de l’espace public doit pouvoir s’accompagner d’une réflexion en domaine privé, l’habitat pavillonnaire occupant 80 % de l’espace bâti.

Plusieurs questions sont ainsi soulevées :

1) Une transition écologique viable devrait recourir à des démarches individuelles et collectives impliquant les habitants, où en particulier chacun serait en mesure de replacer les pratiques sur sa propriété dans un contexte plus global : quel rôle “d’ambassadeur de la biodiversité” est à portée ?

2) Jongler entre préservation des espaces d’intérêt écologique, recherche de résilience et densification urbaine bouscule les habitudes : quelles manières d’habiter le territoire sont souhaitables ? Comment se faire rencontrer les différents acteurs de l'aménagement afin de créer notamment plus de connexions entre espaces privés et publics ? Comment trouver des intérêts communs (habitants, collectivités, agriculteurs, associations environnementales…) en tant que "fabricants et modeleurs" du paysage ?

3) Qu’en est-il pour l’arrivée de nouvelles populations ayant leurs propres attentes dans ce maillage complexe lui-même en évolution : comment s’intègrent ou pourraient s’intégrer les nouveaux arrivants ? Comment ces nouveaux modèles d'urbanisme sont-ils reçus ?

De plus, le Parc de Brière a entamé la révision de sa charte en 2025. Cet atelier est l’occasion d’aborder un sujet complexe sur 2 communes pilotes, Crossac et Pontchâteau, afin d’en diffuser les aboutissants sur l’ensemble du territoire à plus long terme.

Retrouvez la Note hors les murs n°3 pour en savoir plus sur cet atelier !

Formations

Université de Rennes - Master "Gestion de l'Environnement" parcours "Stratégies de développement durable et périurbanisation" (ERPUR)

Université Paris Cité - Master "Psychologie Sociale" parcours "Changement Social, Intervention et Régulation" (CSIR)

École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes (ENSAN) - Option de master “Demain : architecture laboratory”

Repères

- Étudiants : 18 étudiants en humanités environnementales, 4 étudiantes en psychologie sociale 20 étudiants en architecture

- Partenaires : Les communes de Crossac et Pontchâteau (Petite ville de demain), Parc naturel régional de Brière.

- Période : journée de rencontre entre les équipes du projet en décembre 2024, semaine d'immersion des écologues et architectes en février 2025, semaine d'intervention des psychologues en mars 2025.

- Budget : 15 000 €